Jökull - 01.12.1958, Qupperneq 14
glacier. II y a donc lieu pour maintenir la
distinction type plus haut proposée entre la
répartition cles cðnes de poussiéres sur neige
et celle des cónes des glaciers, de préciser que
les premiers sont supportés par des champs de
neige dont la durée est éphémére et selon toute
vraisemblance inférieure á une année. Récipro-
quement, des cónes sur neige de petite taille,
densément distribués dans une aire assez vaste,
devraient prouver que la neige qui les supporte
ne date que du précédent hiver.
BIBLIOGRAPHIE.
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glaciers islandais. Rev. de Géomorphologie
dynamique, n° 7—8, pp. 97—109.
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I, pl. IV, A.
Lewis, W. W., 1940: Dirt-cones on the Northern
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Geomorph., vol. III, n° I, pp. 16—26.
Spethmann, H., et Briickner, E., 1908: Mounds
formed by melting-snow. Zeitschrift fiir
Gleitscherkunde, 2, Pt. 4, p. 296.
Streiff Becker, 1944: The initiation of dirt-cones
on snow. Comments on J. Warren Wilson’s
paper. The Journ. of Glaciology, vol. 2,
n° 15.
Swithinbank, C. W. M., 1950: The origin of
dirt-cones on glaciers. The Journ. of Glacio-
logy, vol. 2, n° 14.
Warren Wilson, J., 1953: The initiation of dirt-
cones on snow. The Journ. of Glaciology,
vol. 2, n° 14.
Á G R I P :
Pierre Bout er franskur visindamaður, sem
tvisvar hefur dvalið d Islandi við rannsóknir í
landmótunarfreeði og skrifað bók um þœr rann-
sóknir. I ofanritaðri grein ræðir hann um mun
á þeim sandstrýtum (drílum), sem myndast á
jökulís, og þeim, sem myndast á snjó. Þœr siðar-
nefndu segir hann myndaðar af sandi, sem
borizt hafi á snjóinn sama ár og strýturnar
mynduðust. I strýtunum á jökulís er sandurinn
eldri, frosinn í ísnum og losnar við bráðnun.
ANDRÉ CAILLEUX:
Remarques sur le Vatnajökull
Dans la trés intéressante étude qu’il a con-
sacrée au Vatnajökull, mon confrére et ami
Albert BAUER (1955) a bien voulu me citer
trois fois. Je suis heureux de saisir l’occasion
qu’il in’a ainsi donnée de m’adresser aux lec-
teurs de Jökull, et en particulier á mes amis
islandais, dont je n’ai pas oublié le trés sym-
pathique accueil de 1936.
Epaisseur du Vatnajökull. — Avant qu’elle
ait été mesurée, on en était récluit á des sup-
positions, et un auteur de qualité pouvait écrire
en 1947 (je traduis) „que l’épaisseur ne doit
pas excéder 200 m á 250 m en aucun point“.
En 1951, nos distingués confréres Joset, Ey-
thorsson, Sanvelian, Rist et Stefansson, trou-
vaient par sondage sismique, jusqu’á 1060 métres,
au cours d’une expédition pleine de périls et
cle difficultés et oii ils déployérent des prodiges
de ténacité et d’endurance. En 1952, dans son
rapport préliminaire, Alain Joset, qui devait
disparaitre tragiquetnent au Groenland, écrivait
justement: „Dans l’ensemble, l’épaisseur du
glacier est supérieure d’au moins 200 métres á
ce qu’attendaient les spécialistes“. La moyenne
des valeurs publiées par lui s’établit vers 625 m
pour la partie explorés, et les corrections ap-
portées ensuite par Eythorsson et Holtzscherer
ne la changent pratiquement pas. J’ai signalé
cette valeur en 1952.
Albert Bauer, dans son trés utile travail de
1955, trouve une moyenne de 420 m. La différ-
ence est tout á fait naturelle. En effet, Albert
Bauer considére tout l’ensemble du Vatnajökull,
y compris les langues et les sommets bordiers
englacés comme l’Öræfajökull. C’est en se basant
sur la carte du socle de Eythorsson qu’il trouve
pour ce vaste ensemble la moyenne de 420 m.
Dans mon travail de 1952, j’ai considéré seule-
ment la partie centrale „entre 1300 et 1600 m“,
en l’opposant au pourtour „jalonné par une
dizaine de massifs, englacés ou non, culminant
entre 1430 et 2119 m“ ce qui exclut clairement
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