Jökull - 01.12.1954, Blaðsíða 4
Fig. 2. — Les membres de l’Expétition Fránco-Islandaise au Vatnajökull. De gauche á droite: MM.
A.Joset, A.Stefansson, J.Eythorsson et S.Rist. (Le cinquieme membre, S. Sanvélian, a pris la photo.)
pléte en France et chacun passait en revue
toutes les expéditions en cours ou en projet
dont il se souvenait et supputait sa chance d’en
faire partie. C’est alors que je m’écriai: „II y a
une affaire toute préte, en Islande“. II m’était
en effet revenu a l’esprit une conversation que
j’avais eu au cours d’une escale á Reykjavik
avec quelques personnalités de l’Université de
cette ville et que j’avais connues au cours d’un
petit travail scienlifique effectué en collabora-
tion. Je leur expliquai ce que nous faisions au
Groenland et les résultats que nous obtenions
par la métliode des sondages séismiques sur
l’Inlandsis, aprés quoi l’un d’eux me dit: „Pour-
quoi ne viendriez-vous pas travailler dans notre
pays, nous avons aussi de grands glaciers?“
Ce projet resla sans suite á ce moment,
cependant je demandai á P. E. VICTOR son
accord de principe sur le projet, accord qu’il
nous donna avec enthousiasme, (lorsqu’on lui
propose de travailler il est toujours d’accord).
II brassa méme rapidement les grandes lignes
de l’organisation cl’une expédition hypothéti-
que: les Expéditions Polaires Frangaises four-
niraient une partie du personnel et préteraient
leur matériel, les Islandais compléteraient le
personnel et prendraient á charge toutes les
clépenses en Islande. Les résultats scietitifiques
seraient publiés en commun.
Une fois au Groenland nous fúmes absorbés
par l’expédition en cours et de ce vague projet
il ne fut plus question jusqu’au mo?nent oú
dans mon traineau laboratoire je l’exposai en
détails á mes camarades.
Le malheur était que cette expédition, si elle
devait avoir lieu, ne serait qu’une petite
expédition comparée á celle du Groenland, et
qu’au plus 1 á 2 de mes camarades pouvaient
y participer. Quoi qu’il en soit, nous en discu-
támes longuement et décidámes de tout faire
pour qu’elle ait lieu. Un radiotélégramme fut
immédiatement envoyé á P. E. VICTOR dans
lequel je disais que, comme convenu, je
raménerai en Islande 2 weasels et tout le
matériel séismique et je lui demandai son
accord définitif. Deux jours plus tard, ayant
2