Jökull - 01.12.1954, Blaðsíða 25
Film Dm X a h
40 935 m. 250 m. 12° 705 m.
41 750 m. 135 m. 16° 640 m.
42 550 m. -4-65 m. 25° 584 m.
43 350 m. -4-140 m. 29° 490 m.
En prenant la différence entre les valeurs X
et h, on trouve comme pente moyenne du
miroir de réflexion:
tga
Ah
Ax
215
390
0,55
d’oú:
« = 29°
Les valeurs données ci-dessus sont certaine-
ment trés critiquables, car les mesures n’ont été
faites que suivant un seul profil. Pour résoudre
des problémes de cet ordre il faut enregistrer
les ondes réfléchies suivant un plan, seule
méthode qui permet le calcul de tous les élé-
rnents de la surface réfléchissante.
Méme en admettant que ces résultats ne
sont qu’approximatifs, on peut étre étonné de
l’importance de la couche de glace qui doit se
trouver au fond du cirque. On est amené á
penser que l’eau du lac, libre en 1934, doit
etre en grande partie ou méme complétement
g'elée.
On peut remarquer que l’écart des temps
d’arrivées entre Rj et Rjj est presque constante
quel que soit la distance de tir (environ 110
millisecondes) ce qui ne peut s’expliquer que
si cette deuxiéme couche a une épaisseur pres-
que constante. Par conséquent le miroir Rn
doit rester sensiblement paralléle au miroir Rj.
Cettc clerniére condition semble étre en
défaveur de la présence d’eau au dessous d’une
forte épaisseur de glace et il faudra plutót at-
tribuer cette deuxiéme couche á un milieu
formé par des alluvions, des produits moraini-
ques ou volcaniques déposés dans le lac aprés
l’éruption.
On peut également admettre l’hypothése que
l’onde Rjj n’est due qu’á une réflexion latérale
sur un milieu qui pour l’instant est caché par
la couche de glace ou de névé.
II faut par contre également signaler la
présence d’eau chaude prés de la zöne de con-
tact de la glace et de la falaise (Fig. 22). II est
donc hors de cloute qu’un foyer de chaleur
d’origine volcanique doit exister sous la glace,
tel que l’avait prévu J. Askelsson.
Dans une récente publication M. Thorarins-
son (16) souligne le fait que l’écoulement du lac
Grimsvötn peut se faire sans étre accompagné
d’une éruption volcanique. Contrairement á
ce qui fut toujours admis pour le Grimsvötn,
il arrive á la conclusion que c’est l’écoulement
de l’eau, entrainant une forte diminution de
pression qui doit étre le facteur déterminant
pour causer une éruption volcanique. M. Thor-
arinsson pense que le lac est gelé jusqu’á une
certaine profondeur et qu’ensuite on se trouve
en présence d’eau que la source de chaleur
apportée par le fond rocheux maintient á l’état
liquide. Cette hypothése fort admissible n’a
malheureusement pas pu étre confirmée par les
sondages séismiques.
On voit que les quelques mesures séismi-
ques effectuées sur le Grimsvötn sont loin de
pouvoir clonner une réponse satisfaisante aux
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