Jökull - 01.12.1955, Qupperneq 23
THORSSON 1952 a) ont permis á Eythorsson
de tracer la carte du socle sous-glaciaire du
Vatnajökull (EYTHORSSON, 1952 b), avec
ses courbes de niveau (fig. 12).
La planimétrie des surfaces entre ces courbes
de niveau nous ont conduit au tableau suivant:
Conditions orométriques du socle sous-gla-
ciaire du Vatnajökull:
Intervalle Surface Surface Surface
m % % cumulés km2
0- 100 2,2 100,0 184
100- 200 3,4 97,8 285
200- 300 1,2 94,4 100
300- 400 1,5 93,2 126
400- 500 2,3 91,7 193
500- 600 4,4 89,4 369
600- 700 19,2 85,0 1618
700- 800 18,8 65,8 1574
800- 900 16,0 47,0 1342
900-1000 11,9 31,0 998
1000-1100 8,8 19,1 738
1100-1200 3,9 10,3 327
1200-1300 6,3 6,4 528
1300-1790 0,1 0,1 8
Total 100,0 8390
Ces données, quoique d’une précision moindre
que celle des conditons de surface, nous ont
perrnis de tracer la courbe hypsograpbique du
socle sous-glaciaire du Vatnajökull. (fig. 3).
Nous en déduisons l’altitude moyenne du socle
sous-glaciaire qui est de 800 m.
Du point de vue morphologique, nous voyons
que la courbe du socle sous-glaciaire est pres-
que paralléle á celle de la surface. Le centre
du socle n’est donc pas déprimé, comme on
l’a affirmé (CAILLEUX 1952), sans quoi la
courbe serait nettement concave, comme celle
d’un continent (MEINARDUS 1926). En com-
parant les figures 2 et 12 nous pouvons dire
que la morphologie superficielle est liée á celle
du socle sous-glaciaire. Le glacier épouse les
formes du terrain. (FLINT 1947). Le con-
traire aurait lieu si nous étions en présence
d’un Inlandsis qui remplit une dépression,
comme celui du Groenland, par exemple.
(BAUER 1954).
Nous retrouvons donc la contradiction entre
les deu classifications, mais cela ne montre
pas encore que le Vatnajökull est un glacier
de vallée.
6. VOLTJME DU VATNAJÖKULL
Les courbes hypsographiques de la surface
et du socle sous-glaciaire permettent de déter-
miner le volrnne du Vatnajökull.
Fig. 11.
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